Grand tableau bleu outremer et cobalt

Grand tableau bleu outremer et cobalt

Décomposition en bleu de cobalt et outremer

Voici un grand tableau à la dominante bleue. Une nouvelle décomposition à l’huile de format 100x100cm.

Certains disent un coq, d’autres parlent d’âne. C’est comme ça que l’on dit passer du coq à l’âne lorsque soudain on ne voit pas que du coq, on ne voit pas que de l’âne. C’est vrai que je pourrais ne peindre que du coq, ou de l’âne, mais ça m’ennuierait je crois. C’est pour cela sans doute que je passe du coq à l’âne.

Et en passant il y a un tas d’autres choses entre les deux.

Toutes ces choses qui me traversent à l’instant où je me retrouve devant la surface de la toile. Toutes ces choses que je dépose les unes après les autres pour m’en débarrasser et pour les voir à distance.

Et toutes ces choses il suffit d’une pulvérisation de térébenthine pour les faire disparaitre dans des coulures, des glissements, pour les mélanger les unes aux autres, peut-être dans l’espoir d’apercevoir autre chose ou peut-être simplement la peinture telle qu’elle est sans tout ce que l’on accroche comme prétexte pour la voir.

C’est un nouveau travail de décomposition je crois. Une grande toile de 100×100 à l’huile ce qui n’est pas facile car il faut prendre le temps, patienter durant les temps de séchage comme on tourne 7 fois la langue dans la bouche. Parfois pour se taire. Pour créer du silence qui ne soit pas hostile, mais de l’accueil.

J’ai choisi plusieurs bleus, notamment l’outremer et le cobalt mais il y a aussi la fabrication de turquoises issue par l’utilisation de fines couches de jaune de cadmium, et d’ombre brulée.

Some say a rooster, others speak of a donkey. This is how we say going from rooster to donkey when suddenly we don’t see all rooster, we don’t see only donkey. It’s true that I could only paint a rooster, or a donkey, but that would bother me I think. This is probably why I go from rooster to donkey.

And by the way there are a bunch of other things in between.

All these things that cross me the instant I find myself in front of the surface of the canvas. All these things that I put down one after the other to get rid of them and to see them from a distance.

And all these things all it takes is a spray of turpentine to make them disappear in runs, slips, to mix them with each other, maybe in the hope of seeing something else or maybe just the paint. such as it is without everything that we hang as a pretext to see it.

It’s a new job of decomposition I believe. A large canvas of 100×100 in oil which is not easy because you have to take the time, wait during the drying times as you turn your tongue 7 times in your mouth. Sometimes to be silent. To create silence that is not hostile, but welcoming.