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Visages

Dessiner ou peindre un visage ne demande pas une habileté technique particulière pour l’artiste Patrick Blanchon. Au contraire c’est bien plus dans la maladresse qu’il suit la piste de l’émotion et du souvenir puisque tous les « visages » de cette galerie ne prennent appui que sur des instantanés prélevés dans le souvenir.

Visages de femmes souvent, mais des visages d’hommes, des autoportraits de mémoire toujours. On ne peint toujours que soi-même dans l’instant même si parfois l’image qui en résulte peut prendre l’aspect d’un genre.

Dans ce soi, dans ce silence du soi, les genres se confondent et souvent quelque chose sourd dans le regard comme une parole, un murmure, un cri muet.

C’est ce qui est formidable avec la peinture, c’est que l’on peut projeter tous les fantasmes, toutes les émotions sur la toile, elles finissent toujours à la fin par échapper au peintre lorsque le tableau est terminé, retourné contre un mur, ou bien emporté par un amateur d’art.

C’est ce mystère et l’élégance de la peinture de tout prendre, de tout retenir en elle de ce qu’elle est intrinsèquement délivrant à la fois le peintre et le spectateur au bout du compte de tout anecdote même si durant un instant on pourrait penser s’y attarder.

Voyages Intérieurs

Grand voyageur, Patrick Blanchon a retiré de ses voyages un questionnement  quant à l’interprétation que l’on peut construire du paysage en général à partir d’une réalité.

Nous sommes dans une époque où la photographie numérique est là, présente et de façon incessante pour rendre compte à sa façon d’un réel commun, d’un « lieu commun » si l’on peut oser cette expression.

Comment résoudre le problème de l’oeil déja largement voilé par la cohorte de tous les « clichés » ?

Qu’est ce donc que cette fameuse « perspective » dont de nombreux dessinateurs et peintres débutants ou aguérris vénèrent ?

Qu’est ce que l’horizon ? A t’il encore un sens désormais ?

Avec les progrès de la science dans le domaine de la mécanique quantique notamment, un trouble taraude le peintre .

Fermer les yeux pour regarder à l’intérieur alors devient une sorte d’exploration.

Une nécessité de s’évader du déjà vu, déjà peint parfois même par lui.

Cette collection rend compte de ce travail silencieux pour modifier la perception du paysage, en faire une abstraction lyrique ou pas peu importe la case que l’amateur voudra bien tenter de nommer pour définir cette peinture.

Voyages intérieurs est finalement l’appellation générique d’un silence qui se poursuit de toile en toile sans jamais se satisfaire totalement de lui-même car une fois achevée l’oeuvre encore une fois échappe au peintre ne lui laissant jamais rien d’autre qu’une sorte d’éblouissement muet et éphémère.

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